Chef d'entreprise ou pas

Publié le par Christiane Lesage

(photo empruntée à Humour.com)
(photo empruntée à Humour.com)

Alors on y croit de nouveau. On est chef d’entreprise ou on ne l’est pas ? On se requinque, on provoque la chance, on se découvre du culot, si si… c’est possible. Vous n’allez peut-être pas me croire, mais quand j’étais à mon ordinateur, je veillais à être aussi bien mise que si j’allais à un rendez-vous important. Correctement vêtue, légèrement maquillée, coiffée avec soin et même parfumée. Je mettais également un point d’honneur de ne jamais porter de veilles chaussures, mules ou trucs infâmes du style pantoufles de mamie. Bref, j’étais sur mon 31. Normal, non ? Comment appeler un client potentiel en tenue de jogging ou négligée. Travailler de chez soi ne veut pas dire s’oublier. J’avais même, à un moment, écrit un article sur mon blog pour donner des conseils aux consœurs qui auraient pu douter du bienfondé de mes principes. Quels conseils ? Des petits trucs piqués sur des magazines que je mets en application depuis longtemps comme utiliser les produits solaires qui dorment sur une étagère de votre salle de bains en attendant l’année suivante. Comme lait pour le corps, on ne fait pas mieux. C’est très hydratant pour la peau et le parfum vous donne un petit goût d’été et de soleil. Vous ne connaissiez pas ? Essayez, vous verrez c’est très agréable.

Bref, j’étais en très grande forme, bien dans mon corps, bien dans ma tête, bien dans mes baskets ! Ah non ! pas de baskets au boulot…

Mais, car il a toujours un mais, vous aussi vous l’avez remarqué ?, les missions n’avaient pas appris à faire des petits. Bon, d’accord, je reconnais que décrocher mon téléphone pour convaincre M. Machin qu’il a besoin de moi pour faire fructifier son entreprise, ce n’est pas ma tasse de thé. Et puis arrivée à mon âge, ce n’est pas si évident. Non pas pour le client en question, car lui, finalement, ne sait pas qu’il s’entretient avec une « sénior », je ne m’en vante pas puisque le sujet est rarement abordé. Mais c’est à mon niveau que cela pose parfois problème.

Une longue expérience derrière soi est une richesse mais parfois n’est-ce pas un peu lourd à traîner ? On hésite à accepter tout et n’importe quoi, comme on aurait peut-être tendance à le faire en début de carrière, ce n’est pas une critique, il faut bien commencer par quelque chose, j’en ai fait autant. Les années ont permis de traduire le langage des gens et on les voit arriver avec leurs gros sabots. C’est un avantage pour ne pas être embarquée à l’insu de son plein gré, désolée elle était facile celle-là…

Publié dans Sénior et alors ?

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