Une histoire en suspens

Publié le par Christiane Lesage

Image empruntée à edilivre.com

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Pour les particuliers, c'est parfois aussi très... comment dire ? spécial ? Jugez vous-mêmes !

J'avais déposé une petite annonce sur un site connu pour proposer mes services. Un monsieur m'envoie un mail pour me demander si j'acceptais d'écrire un livre sur une histoire qui lui est arrivée. Jusque là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Il m'explique dans ce message, que c'est une histoire qui se déroule dans le milieu professionnel où il travaillait, car il a l'intention de dénoncer ses anciens employeurs pour des malversations liées à l'usage de matériaux prohibés et qu'il a même des contacts pour le cinéma. Faut-il préciser que mon coeur s'est emballé, quel projet ! Mais quel projet ! Nous avons convenu d'un rendez-vous téléphonique pour exposer un peu plus clairement les tenants et les aboutissants de ce futur bouquin.

Il est très prolixe, me détaille un tas d'éléments sur la trame de ce qu'il souhaite et finit par me demander un devis et la rédaction du synopsis que j'envisage. Oups ! Après une nuit blanche, je lui envoie un devis, le synopsis en question ainsi qu'un projet de contrat, sachant que tout ce que j'écris sera lu et vérifié par son avocat. Il est très emballé, mon style lui convient tout à fait et me confie qu'il transmet le projet de contrat et de devis à son avocat. Entretemps, il m'envoie plusieurs centaines de pages scannées de rapports de médecins, de plans de l'usine et autres pour me permettre de mieux comprendre l'histoire à raconter.

Après une nouvelle nuit blanche et avant de signer quoi que ce soit, j'appelle mon assureur pour savoir si je suis couverte en cas de problèmes dans le cadre de l'écriture d'un livre, disons-le, à scandale. A son tour, mon assureur me demande un petit délai de réflexion pour se renseigner auprès de son siège et il me rappelle en me précisant qu'il faut que je prenne une extension de couverture mais que cela resterait quand même assez limité.

Je commence à flipper, croyez-moi sur paroles ! Je me pose un tas de questions allant imaginer le scénario catastrophe où on me traîne au tribunal pour avoir participé à l'écriture d'une histoire qui est sous le coup d'un jugement. Je me vois montrée du doigt et puis les menottes aux poignets...

Je reste ballottée entre le désir d'abandonner tout de suite ce projet et celui de saisir une chance qui ne se représentera pas de si tôt.

Dans la foulée, je reçois un nouveau mail du client potentiel qui me dit que mon devis n'est pas assez cher, oui oui, vous avez bien lu, mon devis n'est pas assez cher !

Je n'ai pas eu à réfléchir car finalement, je n'ai plus jamais eu de nouvelles... Ouf !

 

Publié dans Sénior et alors ?

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